15/01/2009

Kamelot - Ghost Opera



Je commence ma première review d'albums par celui-ci, le dernier sorti de Kamelot. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, je n'attribue PAS de note aux albums, films, ou livres que je ferai apparaître dans mes reviews. Je les cite à titre d'information, mais pour la suite il vaut mieux les avoir lus, écoutés, ou vus selon le cas. De toute manière, je ne recense ici que les albums, films ou livres qui je pense en valent la peine.

Prémisses du groupe : Kamelot, tout d'abord, est un groupe dont le style repose principalement sur le Power Metal européen. Il a vite fait de devenir populaire aux U.S., mais pas uniquement. Quelques unes de ses caractéristiques principales sont les passages vocaux uniques du chanteur pimentés par un riff entraînant à la guitare, ou encore d'instruments synthétisés par clavier dans des chansons plus lentes (ceux qui en écoutent sauront de quoi je parle).

L'album : J'ai choisi celui-ci, car il s'agit de leur premier album orchestral. On retrouve parfois des albums orchestraux dans d'autres groupes au style similaire, cependant la plupart utilisent la magie du synthétiseur pour s'épargner la nécessité d'un énorme budget, en dépit du manque de qualité sonore.

Après cette courte présentation, on en vient à l'analyse piste par piste.

Solitaire : Aux premières secondes, une ambiance électronique se met en place, et on entend les premières notes tremolo d'un violon soliste, probablement l'un des meilleurs instruments pour décrire une ambiance fantômatique, ce qui place l'auditeur dans l'ambiance de l'album. Une courte introduction (et oui, une minute c'est très court au vu de la qualité) on passe à la deuxième piste avec une note tenue du violon.

Rule The World : La piste se lance au moment où la note tenue du violon se change en accord parfait. Il y a alors entrée immédiate de la guitare sur un riff dont le rythme fait penser à une marche, bientôt accompagnée d'un ensemble de cordes, dont le violon, même si passé au second plan, ponctue le riff de temps en temps, du choeur, et de la batterie. On en vient à la première partie du couplet, où la voix est accompagnée par quelques arpèges de la guitare. Reprise du riff sans voix, puis seconde partie du couplet. On arrive au refrain sur le riff de guitare et une voix qui passe du médium à l'aigu (pour une voix d'homme), donnant l'aspect d'un cri. On répète la structure, deuxième couplet en une seule partie, refrain, transition avec nouveau riff et solo, puis deux fois le refrain, on termine sur quelques notes de guitare laissées en suspend.

Ghost Opera : C'est sur cette piste qu'on voit toute la splendeur de l'orchestre. Une introduction aux cordes très rapide, suivie par le riff du refrain sur un tempo rapide, bientôt accompagné de la phrase principale du refrain, pour arriver au court couplet où le rythme s'étale pour laisser place à Kahn qui retranscrit avec sa voix le côté fantômatique. Complexification du rythme et crescendo pour arriver au refrain, où les cuivres et la voix féminine au second plan accentuent le côté fantômatique. A nouveau, couplet et refrain, puis encore une partie transitoire avec nouveau riff et autre mélodie de la voix, suivie par le solo de guitare, et enfin la montée vers le refrain, exécuté deux fois. On termine comme on commence.

The Human Stain : Probablement l'une des chansons où le rapport texte musique est le plus impressionnant. Ecrite a 120 bpm volontairement, car dans presque tous les passages il y a présence du tic-tac d'une horloge : utilisé pour mimer le temps qui passe inlassablement et nous mène vers la mort. Prenez les paroles de la chanson qui confortent d'autant plus ce point, et ajoutez un côté très obscur que procure la guitare et son riff ténébreux du début et de la fin de la chanson, les notes du piano sur le couplet, ainsi que les quelques passages orchestraux dans le refrain (si insignifiants soient-ils) et une fin sur ce même inarrêtable tic-tac.

Blücher : Le nom de celle-ci est probablement tiré du blindé allemand de la Première Guerre Mondiale. On débute sur un espèce de sample en allemand dont l'ambiance fait penser un peu à des soldats dans des tranchées attendant le moment critique de la bataille. Puis, 1er riff de guitare avec la batterie sur lequel vient s'ajouter la voix principale du refrain, jouée à la guitare. On arrive sur le premier couplet, accompagné du 2ème riff. On ne distingue l'intérêt de la chanson que lorsqu'on en arrive au refrain, où la voix du chanteur est couplée en duo avec une voix féminine sur le 1er riff. Ce qui est très impressionnant niveau ambiance. Les quelques notes de violon ne font que ponctuer la chanson, le côté orchestral passe tout à fait inaperçu. Le solo est plus court dans cette chanson, et on termine par deux fois le refrain, ce qui est mémorable.

Love You To Death : Celle-ci raconte l'histoire d'un couple séparé de façon tragique, mais regardez les paroles pour en savoir plus. C'est une très belle chanson, qui couple la voix de Kahn avec une voix féminine dans le premier couplet, et qui monte en puissance lors du premier refrain grâce à l'arrivée de la guitare et de la batterie, ceux-ci restant présents jusqu'au 2ème refrain. S'ensuit un passage mémorable où la voix féminine reste en soliste accompagnée par une guitare classique et un violon, puis vient le solo plutôt long et le refrain final. L'introduction est reprise en conclusion, ponctuée par quelques notes de guitare. L'orchestre bat son plein durant toute la chanson, ce qui ait son charme.

Up Through The Ashes : On renoue avec ce que l'album nous a montré lors des quatre premières chansons, avec des riffs plus pesants à la guitare et une ambiance beaucoup plus sombre que dans la piste précédente. A noter aussi un refrain où le groupe veut nous faire sentir toute la puissance qui émane des paroles. le 1er riff arpégé que l'on entend marque toutes les transitions et donne un côté angoissant très intéressant. Le couplet lui même n'est presque pas chanté au début et l'est de plus en plus en montant de plus en plus dans les médiums, ce qui ajoute au côté angoissant. Le choeur ainsi que l'orchestre sont de plus en plus présents, jusqu'à la partie finale où le riff arpégé est joué une dernière fois.

Mourning Star : On commence par une musique d'ambiance électronique sans tempo, où s'ajoute ce qui semble être un chant grégorien. Le tout donne un aspect méditatif, bousculé par la batterie et la guitare sur son premier riff. Le premier couplet s'ensuit, où la voix de Kahn est éléctroniquement modifiée pour donner un aspect plus sombre à la chose. Le refrain, comme dans Blücher, est doublé d'une voix féminine et le riff de guitare sur lequel il est placé est particulièrement travaillé. Le solo l'est lui aussi, d'une durée moyenne, l'orchestre et le choeur ponctuant le tout d'une façon très homogène. On termine la chanson en "fade out" sur le premier riff de guitare.

Silence Of The Darkness : Cette fois-ci, c'est la guitare qui débute sur des notes aigues, comme un appel. La batterie et une guitare rythmique la rejoignent sur un rythme rapide, qui sera aussi utilisé lors du refrain. Le couplet, moins agité, donne l'aspect d'un questionnement dont le personnage décrit ne semble pas arriver à la conclusion qu'il souhaite et de ce fait, tourne en rond. Ceci à cause de la voix qui monte et descend sans cesse sur des notes en crescendo/decrescendo, ainsi que les notes de guitare qui elles aussi montent et descendent avec utilisation du palm mute ou non. Du côté orchestral, ce sont les cordes qui transcendent en pizzicato lors des couplets et en tremolo sur le refrain. On termine après un refrain sur des notes encore une fois laissées en suspend.

Anthem : Quelques notes de piano en entrée, puis accompagnées de l'orchestre sur le thème du refrain. Lors de toute la chanson, la voix est traitée électroniquement afin qu'on la perçoive de façon distante, comme enregistrée sur un phonographe. Le point important dans cette chanson, très belle, est la place qu'occupe l'orchestre. Présent depuis le début avec les cordes, les cuivres prennent place ainsi que le choeur sur le passage "Another page is turned". Les notes de piano en introduction sont reprises à la fin, et on termine par un accord parfait aux cordes.

Eden Echo : Cordes en crescendo, arrivée sur le piano, puis la guitare suit. Introduction si rapide qu'il y a à peine le temps de le dire. Puis, très vite, le couplet, qui enchaîne passages de guitare aux passages orchestraux, pour enfin arriver au refrain, très marquant. Environ une minute pour y arriver. Ensuite, second couplet, et refrain. Et c'est au passage qui suit que vient l'intérêt. Le piano reprend ses droits, très vite suivi par la voix et le choeur, et un solo court mais plaisant. Refrain, et on termine sur piano, choeur et guitare en fade out.

The Pendulous Fall (Bonus Track) : Je sais qu'il s'agit d'une piste bonus et qu'il n'y a pas tout le monde qui l'a, mais je ne peux m'empêcher de la citer elle aussi, parce qu'elle en vaut le coup. On commence par le thème joué au piano, accompagné par des percussions probablement électroniques (elles forment un écho). Lors de la répétiton du thème, la guitare vient s'ajouter, ainsi que le choeur. On en vient au couplet, presque murmuré au début, montant en puissance vers le refrain, qui est le point culminant de cette montée. Dès qu'on quitte le refrain, toute cette progression disparaît. Dans toutes les parties de la chanson, le thème, réduit en sa descente, apparaît d'abord au piano dans les couplets puis à la voix dans le refrain. Il est repris en entier deux fois après le deuxième refrain. On en arrive alors au solo puis au dernier refrain, doublé lui aussi.


En Conclusion :

Je vais comparer en partie cet album au précédent, The Black Halo, qui a fait fureur parmi les fans.
Pour commencer, l'usage de l'orchestre est bien étudié, même s'il n'est pas transcendant. D'autre part, cet usage ne modifie en rien les bases que le groupe nous a posées précédemment. On retrouve le côté sombre tiré de Faust, et même des sujets d'autres oeuvres que celle de Goethe.
La principale différence de cet album à The Black Halo, c'est son homogénéité. The Black Halo propose des pistes très caractéristiques, suivant les bases mais dont l'image qui en ressort est bien singulière. Dans Ghost Opera, le groupe a choisi l'option de refléter l'aspect terrifiant sous tous ses aspects. Ce qui donne un charme assez particulier, sans toutefois ruiner toute la musicalité, grâce à l'ajout de l'orchestre. Cependant, je pense que cela manque un peu de voix féminine au premier plan pour embellir le tout.

2 commentaires:

  1. Excellent pour un premier jet, continue sur ce bon travail !
    Concernant la review, elle est plus détaillé que la mienne bien sûr, mais les mêmes conclusions en ressortent (je cite : "Si ce n'est le manque déplorable de vocal féminin (au 1er plan)...", review complète sur leblogdunintrus.blogspot.com) et c'est bon signe selon moi.

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