04/10/2009

Infected Mushroom - Vicious Delicious



Une deuxième review d'albums un peu retardée.

Prémisses du groupe : Infected Mushroom est un groupe israëlien formé en 1996. Ayant à l'origine un style très similaire à d'autres artistes de la Goa, à savoir de la trance psychédélique au rythme très dansant, ils ont peu à peu évolué pour adopter un style plus rock mais toujours aussi rythmé, qui se caractérise mieux dans leurs deux derniers albums : I'm the Supervisor et celui-ci.

Pour l'analyse, j'insiste sur le fait que les instruments soient: soit complètement électroniques soit retravaillés électroniquement.

Piste par piste:
Becoming Insane: De manière générale, c'est un morceau qui nous place directement dans le style. La piste est introduite par une phrase à la guitare acoustique qui se retrouvera accompagnée lors de la répétition. Une voix électronique apparaît alors accompagnée d'une basse et d'une batterie, puis la guitare reprend sur une phrase différente. S'ajoutent par la suite plusieurs sons pour reprendre sur un autre thème, et ainsi de suite jusqu'à la montée, puis la coupure à la moitié de la chanson qui annoncent le retour du premier thème à la guitare, qui sera remplacée par la voix tout d'abord en espagnol, puis en anglais sur ce que j'appelle le refrain, répété plusieurs fois. Arrive ensuite une montée à la voix sur "Insane, Insane, I'm Becoming Insane", la batterie accélère et une deuxième voix, encore une fois en espagnol, vient rejoindre la première. A la fin de la montée, la guitare électrique fait son entrée, bientôt accompagnée de la voix sur le refrain, puis d'autres phrases électroniques. En conclusion, on retrouve le fameux thème à la guitare acoustique, qui sera accompagnée par un violon, et on arrive sans transition sur la deuxième piste.

Artillery : on la distingue de Becoming Insane par un changement de tempo, qui devient plus lent. La batterie est bientôt accompagnée d'une voix parlée en rythme dans un style hip-hop, une petite montée annonce le premier couplet. Le rythme et les sons se diversifient progressivement jusqu'à la montée qui précède l'annonce du refrain au tiers de la chanson, qui est chanté. Lors de la répétition de celui-ci, on retrouve la voix hip-hop, puis une courte pause où l'on entend un métronome qui annonce le deuxième couplet, de structure similaire au premier jusqu'à ce que la voix prononce le mot Artillery. S'ensuit une montée sur ce mot puis une reprise de la voix chantée sur ce même mot qui se change en onomatopées lors de la répétition. Pour finir, le refrain répété deux fois avec les onomatopées à la reprise, puis le métronome pour annoncer la troisième piste.

Vicious Delicious: Une entrée par une basse électronique, accompagnée à la reprise par la batterie puis une montée vers une première séquence suivie de voix qui utilisent des onomatopées. On revient sur la batterie seule, qui va progressivement être accompagnée par différentes séquences en crescendo. Puis, on passe à un thème différent avec une "voix" très électronique accompagnée de plusieurs séquences différentes, montée similaire à la précédente mais beaucoup moins puissante sur le plan sonore. On retrouve alors les onomatopées du début avec un riff de guitare électrique retravaillée, puis une montée à la séquence et à la batterie sur un rythme de plus en plus poussé et dynamique vers le thème principal de la chanson. On distingue alors différents arrangements toujours basé sur ce thème, ce qui ajoute à sa puissance. On assiste enfin à une descente du niveau sonore sur une voix très psychédélique et un arrêt de la batterie annonçant la fin de la piste.

Heavyweight: La piste débute par une série de sons en fond, avant le départ de la batterie électronique puis d'une voix psychédélique chantée bouche fermée, il semble. Ralentissement progressif de la batterie, puis disparition de la voix et apparition d'un riff de guitare à la troisième reprise, et enfin de la séquence sur des sons très saccadés. Un autre type de voix vient accompagner le tout avant de retomber sur le rythme de batterie du début. Ensuite, on part sur autre chose avec une batterie moins complexe et une voix électronique, doublée lors de la deuxième reprise. A la troisième, une séquence vient annoncer un élément suivant accompagné par un pad. Puis à nouveau on passe sur un élément différent qui a droit d'abord à une séquence et à une voix électronique, puis du retour du riff de guitare avec par dessus un solo, qui se termine par des notes aigues et prolongées mènant vers encore un autre élément à la guitare électrique sans distortion et une séquence, très transitoire car le solo et le riff reviennent, mis en valeur par une autre séquence qui suit les notes du solo, puis on retombe sur la partie transitoire précédente d'abord sans la guitare, mais avec apparition d'une nouvelle voix psychédélique sur une onomatopée chantée. Arrêt de la batterie et de la séquence pour annoncer la cinquième piste.

Sulliman: On commence par un choeur dont l'arrangement a été parsemé de petites coupures, accompagné par des onomatopées à la première reprise et d'une batterie à la dernière. On passe à autre chose : la batterie donne le tempo, apparition d'une basse électronique et enfin d'une séquence qui annonce le premier thème, très rythmé à la séquence et à la basse, et agrémenté de plusieurs variations d'agencement lors des différentes reprises. A noter l'une d'entre elles où le choeur et les onomatopées reviennent, dans une montée où la batterie disparaît. A la fin de la septième reprise, on change d'élément avec une nouvelle séquence ainsi qu'une basse différente. La séquence se retrouvera doublée à la reprise, puis on entend une guitare électrique sans distortion jouer des arpèges, bientôt accompagnée de la guitare électrique à la phrase principale. Après une transition d'une mesure, reprise de cette structure avec la batterie et sans les arpèges. Ce passage annonce la fin de la chanson lorsque séquence et basse s'arrêtent sur la petite transition répétée deux fois.

Forgive me: Un morceau à la structure beaucoup moins complexe que les précédents, car étant une chanson, on trouve d'abord une courte introduction vers le premier couplet, puis une petite transition vers le deuxième, et enfin le refrain, agencé sous plusieurs formes. La voix est très retravaillée électroniquement, on note aussi la présence d'une séquence principale lors de l'introduction qui se retrouvera lors du refrain, ainsi que des onomatopées qui seront progressivement mises en valeur. La transition est majoritairement constituée d'une séquence arpégée qui est doublée lors de la reprise. La chanson termine comme elle commence.

Special Place: Une entrée par une séquence et une basse simples accompagnées à la première reprise par deux types de voix : chantée et onomatopées. Puis, appariton de la batterie sur un rythme entraînant et une doublure de la séquence dans l'aigu, puis dans le médium. On arrive sur une deuxième séquence où deux autres s'ajouteront aux répétitions, puis la troisième phrase ainsi apparue restera seule et mènera vers une petite montée très courte, suivie d'une autre avec accélération et crescendo. On arrive ensuite sur un tempo plus lent et une séquence et une batterie au rythme moins complexe, puis accompagnée par une voix médium doublée d'une voix plus grave sur la phrase principale. Une troisième montée intervient alors, basée elle aussi sur une accélération et un crescendo, avec en plus un effet "accéléré" électronique de la voix. On retombe sur la phrase principale de la voix avec la même structure qu'auparavant, mais accompagnée uniquement d'une guitare électrique sans distortion jusqu'à la note finale.

In Front Of Me:
Celle-ci se distingue des autres pistes dès les premières secondes. Un tempo moins rapide, des rythmes beaucoup moins complexes. On débute par une petite séquence ainsi qu'une batterie qu'on retrouve presque tout le long de la chanson, puis apparition de la voix qui devient élément majeur dès le début du premier couplet. On arrive directement sur le refrain, d'abord uniquement accompagné d'un pad sur de longues notes, puis un piano. On retombe alors sur la transition de départ avec quelques notes à la guitare et la batterie, puis la voix seule à la reprise. On arrive sur le deuxième couplet avec comme ajout un riff de guitare électrique, puis le refrain accompagné uniquement du piano au départ, puis ajout des différents sons écoutés pendant toute la chanson avec doublement, puis triplement de la voix de manière électronique. On termine avec le piano accompagné de ce qui semble être un ensemble de violons.

Eat it Raw: On y retrouve les bases des premières pistes de l'album. On commence par une séquence seule, qui introduit l'un des thèmes de la piste, puis la batterie et une basse prennent le relais sur un rythme simple, où s'ajoutent l'une après l'autre deux séquences. On assiste à un léger crescendo où seuls deux phrases rythmiques sont présentes à un son d'abord bas. Aux reprises, elles sont doublées par la batterie et une guitare à distortion modifiée puis se rajoute une sorte d'ensemble de cuivres et une nouvelle séquence. A nouveau on abandonne cette structure pour arriver sur la phrase principale, annoncée par deux voix en onomatopées, l'une plus synthétique que l'autre, puis une montée avec crescendo. De manière minimaliste, cette phrase est raccourcie jusqu'à ce qu'on ne puisse entendre que les deux premières notes lors de la seconde montée qui introduit une nouvelle séquence. Celle-ci terminera la partie entière et on retombera sur une partie au rythme moins complexe qui reprend la phrase d'introduction. Cette partie mène directement sur la piste suivante.

Change The Formality: La piste commence par une petite séquence à la percussion synthétisée, rapidement suivie par une autre phrase rythmique. Un crescendo annonce une autre partie, avec une basse et un mixage d'abord, puis par ce qui semble être un marimba et une nouvelle séquence. Tout ceci pour atterrir sur une phrase à la guitare qui sera reprise par une séquence, rapidement secondée par une nouvelle au rythme complexe, qui passera au premier plan. Les phrases s'empilent à nouveau les unes sur les autres, jusqu'à l'arrivée de la phrase principale sur une autre percussion harmonique seule, répétée ensuite par un xylophone secondée par une basse. Apparaît ensuite la voix sur le thème, légèrement modifiée, ainsi que la batterie. On retombe sur la phrase principale avec l'autre instrument, avec une phrase rythmique, puis revient la voix un peu plus modifiée sur un arrangement plus simple. A nouveau la phrase principale mais avec la voix, sur un ton plus grave. Montée en crescendo sur la phrase principale, cette fois-ci séquencée, avec une basse complexe et la batterie qui se rajoutent à la première reprise. La séquence se retrouve ensuite doublée et la batterie accélère. On revient sur une montée avec la séquence au second plan qui passe au premier. On arrive sur une autre partie où seule la basse et la batterie restent, s'ajoutant une autre séquence moins complexe sur le plan rythmique, puis ainsi d'autres sons. On retrouve alors la basse apparue sur la première apparition de la phrase principale, qui reparaît par la suite. Celle-ci termine la piste par un certain nombre d'effets sonores.

Before: On débute par ce qui semble être une voix rythmée sur laquelle se superpose une séquence, puis des notes longues à un orgue synthétisé lors de la deuxième reprise. La ligne de notes longues change alors, toujours avec le même instrument, accompagnant une phrase de guitare en palm mute répétée plusieurs fois. Un ensemble de cordes s'y ajoute avec une séquence plus basse ainsi qu'une batterie qui frappe le tempo, ces trois éléments en crescendo jusqu'à la première phrase principale, jouée seule, puis doublée et accompagnée d'une basse et d'une batterie aux rythmes très simples à la première reprise. Ces deux éléments se complexifient aux reprises suivantes, puis on observe la répétition de la fin de la phrase en decrescendo. Une autre séquence l'empiète jusqu'à ce que l'on ne puisse plus l'entendre dans les médiums, celle-ci en crescendo, accompagnée par une batterie jouant sur les quarts de temps. Arrive alors une autre séquence plus aigue, avec des variations de la batterie sur trois répétitions, qui semble monter en puissance et accélérer. On note aussi l'absence des quelques notes des deux séquences à la fin de la dernière répétition. A la quatrième, la batterie se stabilise sur un rythme, et lors de la cinquième, on observe un changement de hauteur des notes de la séquence la plus haute, mais toujours sur le même rythme. Après une septième reprise avec variation de la batterie s'ajoute la deuxième phrase principale à un niveau plus élevé que la séquence précédente. On a ainsi droit à quatre reprises avec variations des séquences et de la batterie, puis on retombe sur la deuxième séquence la plus haute jouée seule, en decrescendo d'abord, puis en crescendo, ce qui donne l'effet d'un aller-retour. Une basse et une batterie suivant le tempo la rejoignent ensuite, puis à nouveau complexification de la batterie jusqu'à un court passage de battementoù les éléments disparaissent sauf la batterie, avec à nouveau crescendo d'un ensemble de cordes puis apparition d'un nouvel élément, qui ponctue la reprise sur une transition où une nouvelle ligne de basse apparaît ainsi qu'un nouveau rythme de batterie. A nouveau, complexification rythmique, puis reprise de la deuxième phrase principale, doublée à la reprise, suivie d'une voix électronique d'abord très disparate à la deuxième reprise avec disparition de la basse, puis de la batterie. On termine sur la phrase jouée seule.

En conclusion:
Un album qui se détache de ce que le groupe a pu fournir auparavant, sans pour autant complètement dénigrer les bases préalablement mises en place. Si vous êtes puriste de la trance psychédélique, vous trouverez de quoi vous satisfaire de quelques titres qui vous resteront pour le moins appréciables. Pour ceux qui découvrent ou qui n'ont jamais écouté de musique dans la musique électronique "recherchée" (je m'entends, bien sûr), cet album pourra certainement vous plaire.

12/03/2009

The Watchmen



Le dernier film né du monde des superhéros, homonyme du roman graphique dont il est inspiré. Même si les critiques sont en général défavorables, je pense qu'il mérite une place parmi mes reviews.

Prémisses : On est en 1985, en plein milieu de la Guerre Froide. Le cataclysme nucléaire guette avec l'aggression de l'Union Soviétique en Afghanistan. On suit l'histoire racontée par Rorschach, un super héros, sous la forme d'un journal.

Présentation : Le film retrace à la fois la vie et l'expérience de "superhéros déchus", avec une trame presque tout à fait naturelle sur les événements. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, il s'agit là d'un film adapté d'un roman, donc les superhéros apparaissent beaucoup plus humains que dans tout autre comics, ou bande dessinée du genre.

Scénario : La trame nous fait parvenir à la fois contexte géopolitique et expériences personnelles des différents héros, sans en mettre ni trop, ni pas assez. Tout ceci sous une forme de "réalité alternative" qui met en rapport les superhéros face aux événements de la Guerre Froide (l'assassinat de Kennedy, la Guerre du Vietnam...) et leur rôle dans la protection d'une éventuelle guerre nucléaire. Les flashbacks, et autres sauts dans le temps sont d'une finesse assez remarquable, donc ne choqueront pas même un public assez réprobateurs sur ce genre de points.

Visuel et Sonore : Sur le plan de la musique, dès la première scène du film, l'ambiance est complètement décalée de l'action. Mais en second temps, on réalise que la musique correspond à l'ambiance même de l'époque. Souvent, celle-ci prend le pli sur les sons contextuels, surtout dans les flashbacks : en référence aux hippies, et dans toute une série de passages, comme pendant l'enterrement du Comédien, on a droit à une chanson dédiée de l'époque, comme les Beatles. Côté visuel, on a droit à une panoplie d'effets spéciaux travaillés et bien mis en scène, et on a droit à des personnages historiques bien retranscrits (Nixon, entre autres). L'aspect graphique sombre nous place dans une approche très réaliste de ce que put être un New York dans les années 80. Les ralentis sont bien placés, les actions sont d'une classe particulière à chacun, les décors sont travaillés, fidèles à l'ambiance que Zack Snyder, le réalisateur, a voulu nous retranscrire.
Aussi à noter un visage des héros beaucoup moins traditionnel, placés en tant qu'hommes plus que justiciers. On retrouvera des scènes violentes, gores, ainsi qu'un érotisme nonchalant, où l'on sent que Zack Snyder a tiré la limite d'âge à son maximum.

En bref : Un film de superhéros qui mérite d'être vu, rien que pour sa vision différente non sans intérêt, son style visuel travaillé et sa bande son. Son scénario, bien que simpliste aux premiers abords, ne cessera de nous surprendre du début à la fin du film.

22/02/2009

Resident Evil Degeneration




Ma première review concernant le septième art.

Prémisses : La très célèbre série des Resident Evil a été adaptée en au cinéma pour la première fois en 2002 dans le film de Paul W. S. Anderson. Une adaptation plutôt réussie, malgré le fait qu'il ne reste que certains éléments provenant du jeu vidéo. Deux autres ont suivi, la deuxième renouant avec les événements du troisième opus, et la dernière qui se distinguait de toute la série. Les fans comme moi en reviennent déçus et souhaitent donc une adaptation plus fidèle et moins singulière.

Présentation : On se retrouve là avec un long métrage entièrement réalisé en images de synthèse (un peu comme Final Fantasy VII : Advent Children) où l'on se verra suivre une intrigue se passant sept ans après l'incident de Raccoon City (pour ceux qui ne connaissent pas, une arme biologique développée par la société Umbrella Corporation transforma tous ses habitants en zombies, ce qui obligea le Pentagone à provoquer une explosion nucléaire pour la rayer de la carte). On y retrouve les deux personnages principaux de R.E 2, à savoir, Claire Redfield et Leon Scott Kennedy (regardez l'image).

Scénario : Je pense que ce qui m'oblige à présenter cette adaptation plutôt qu'une autre, c'est le scénario. Pour traduire l'ambiance, il suffit de faire référence aux premiers instants du film, à savoir la présentation par les médias de la situation mondiale : les organisations bioterroristes se font de plus en plus nombreuses, tandis qu'une société sanitaire, Wilpharma, prend le parti de prévenir ces attentats et de venir en aide aux victimes. Cependant, les motifs de cette organisation restent inconnues et beaucoup de manifestants rejettent la société.
La trame, quant à elle, relate les événements se passant dans un aéroport, au moment où Claire Redfield rend visite à une amie. Cet aéroport sera la cible d'une attaque bioterroriste, ce qui conduit une équipe de Marines ainsi que Leon Scott Kennedy, devenu agent spécial envoyé par le Pentagone (comme dans R.E 4) sur le terrain.
Il est inutile de relater entièrement le film, mais pour ceux qui ont joué et apprécié R.E 2, beaucoup, voire énormément de petits clins d'oeils à l'opus sont présents. Par exemple, la rencontre entre Claire et Leon qui, marque beaucoup, ou encore le fait que Claire protège une petite fille alors que Leon se trouve en compagnie d'une marine (dans R.E 2 : Claire avec Sherry et Leon avec Ada). Même le fameux "boss" est une copie de William Birkin.

Visuel et sonore : L'animation est pour le moins impressionnante. les scènes d'action nous prennent du début jusqu'à la fin, ce qui témoigne de la qualité de l'image de synthèse. Les personnages comme les décors sont magnifiques. Les doublages sont de la qualité de ceux des jeux, autant en version française qu'en version américaine. La vision des zombies redevient un peu plus R.E, c'est à dire une bande de lourdauds attardés et prévisibles, moins apeurants que dans les précédentes adaptations.
Du côté sonore, c'est du R.E tout craché. Plus le lieu est vide, moins on perçoit la musique. Ce qui marque lorsque Claire parcourt seule les couloirs, armée d'un parapluie. On en vient, tout autant que dans le jeu, à redouter la suite des événements.

En bref : Un film à l'animation étonnante qui respecte très bien les événements de la série, tout en complexifiant un peu la sauce pour donner les bases des prochains jeux. Le scénario nous étonnera, mais il ne rentre pas en conflit avec ce que nous connaissons de l'univers de R.E. Quand on est fan, on ne peut en conclure qu'une chose : vivement Resident Evil 5!

15/01/2009

Kamelot - Ghost Opera



Je commence ma première review d'albums par celui-ci, le dernier sorti de Kamelot. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, je n'attribue PAS de note aux albums, films, ou livres que je ferai apparaître dans mes reviews. Je les cite à titre d'information, mais pour la suite il vaut mieux les avoir lus, écoutés, ou vus selon le cas. De toute manière, je ne recense ici que les albums, films ou livres qui je pense en valent la peine.

Prémisses du groupe : Kamelot, tout d'abord, est un groupe dont le style repose principalement sur le Power Metal européen. Il a vite fait de devenir populaire aux U.S., mais pas uniquement. Quelques unes de ses caractéristiques principales sont les passages vocaux uniques du chanteur pimentés par un riff entraînant à la guitare, ou encore d'instruments synthétisés par clavier dans des chansons plus lentes (ceux qui en écoutent sauront de quoi je parle).

L'album : J'ai choisi celui-ci, car il s'agit de leur premier album orchestral. On retrouve parfois des albums orchestraux dans d'autres groupes au style similaire, cependant la plupart utilisent la magie du synthétiseur pour s'épargner la nécessité d'un énorme budget, en dépit du manque de qualité sonore.

Après cette courte présentation, on en vient à l'analyse piste par piste.

Solitaire : Aux premières secondes, une ambiance électronique se met en place, et on entend les premières notes tremolo d'un violon soliste, probablement l'un des meilleurs instruments pour décrire une ambiance fantômatique, ce qui place l'auditeur dans l'ambiance de l'album. Une courte introduction (et oui, une minute c'est très court au vu de la qualité) on passe à la deuxième piste avec une note tenue du violon.

Rule The World : La piste se lance au moment où la note tenue du violon se change en accord parfait. Il y a alors entrée immédiate de la guitare sur un riff dont le rythme fait penser à une marche, bientôt accompagnée d'un ensemble de cordes, dont le violon, même si passé au second plan, ponctue le riff de temps en temps, du choeur, et de la batterie. On en vient à la première partie du couplet, où la voix est accompagnée par quelques arpèges de la guitare. Reprise du riff sans voix, puis seconde partie du couplet. On arrive au refrain sur le riff de guitare et une voix qui passe du médium à l'aigu (pour une voix d'homme), donnant l'aspect d'un cri. On répète la structure, deuxième couplet en une seule partie, refrain, transition avec nouveau riff et solo, puis deux fois le refrain, on termine sur quelques notes de guitare laissées en suspend.

Ghost Opera : C'est sur cette piste qu'on voit toute la splendeur de l'orchestre. Une introduction aux cordes très rapide, suivie par le riff du refrain sur un tempo rapide, bientôt accompagné de la phrase principale du refrain, pour arriver au court couplet où le rythme s'étale pour laisser place à Kahn qui retranscrit avec sa voix le côté fantômatique. Complexification du rythme et crescendo pour arriver au refrain, où les cuivres et la voix féminine au second plan accentuent le côté fantômatique. A nouveau, couplet et refrain, puis encore une partie transitoire avec nouveau riff et autre mélodie de la voix, suivie par le solo de guitare, et enfin la montée vers le refrain, exécuté deux fois. On termine comme on commence.

The Human Stain : Probablement l'une des chansons où le rapport texte musique est le plus impressionnant. Ecrite a 120 bpm volontairement, car dans presque tous les passages il y a présence du tic-tac d'une horloge : utilisé pour mimer le temps qui passe inlassablement et nous mène vers la mort. Prenez les paroles de la chanson qui confortent d'autant plus ce point, et ajoutez un côté très obscur que procure la guitare et son riff ténébreux du début et de la fin de la chanson, les notes du piano sur le couplet, ainsi que les quelques passages orchestraux dans le refrain (si insignifiants soient-ils) et une fin sur ce même inarrêtable tic-tac.

Blücher : Le nom de celle-ci est probablement tiré du blindé allemand de la Première Guerre Mondiale. On débute sur un espèce de sample en allemand dont l'ambiance fait penser un peu à des soldats dans des tranchées attendant le moment critique de la bataille. Puis, 1er riff de guitare avec la batterie sur lequel vient s'ajouter la voix principale du refrain, jouée à la guitare. On arrive sur le premier couplet, accompagné du 2ème riff. On ne distingue l'intérêt de la chanson que lorsqu'on en arrive au refrain, où la voix du chanteur est couplée en duo avec une voix féminine sur le 1er riff. Ce qui est très impressionnant niveau ambiance. Les quelques notes de violon ne font que ponctuer la chanson, le côté orchestral passe tout à fait inaperçu. Le solo est plus court dans cette chanson, et on termine par deux fois le refrain, ce qui est mémorable.

Love You To Death : Celle-ci raconte l'histoire d'un couple séparé de façon tragique, mais regardez les paroles pour en savoir plus. C'est une très belle chanson, qui couple la voix de Kahn avec une voix féminine dans le premier couplet, et qui monte en puissance lors du premier refrain grâce à l'arrivée de la guitare et de la batterie, ceux-ci restant présents jusqu'au 2ème refrain. S'ensuit un passage mémorable où la voix féminine reste en soliste accompagnée par une guitare classique et un violon, puis vient le solo plutôt long et le refrain final. L'introduction est reprise en conclusion, ponctuée par quelques notes de guitare. L'orchestre bat son plein durant toute la chanson, ce qui ait son charme.

Up Through The Ashes : On renoue avec ce que l'album nous a montré lors des quatre premières chansons, avec des riffs plus pesants à la guitare et une ambiance beaucoup plus sombre que dans la piste précédente. A noter aussi un refrain où le groupe veut nous faire sentir toute la puissance qui émane des paroles. le 1er riff arpégé que l'on entend marque toutes les transitions et donne un côté angoissant très intéressant. Le couplet lui même n'est presque pas chanté au début et l'est de plus en plus en montant de plus en plus dans les médiums, ce qui ajoute au côté angoissant. Le choeur ainsi que l'orchestre sont de plus en plus présents, jusqu'à la partie finale où le riff arpégé est joué une dernière fois.

Mourning Star : On commence par une musique d'ambiance électronique sans tempo, où s'ajoute ce qui semble être un chant grégorien. Le tout donne un aspect méditatif, bousculé par la batterie et la guitare sur son premier riff. Le premier couplet s'ensuit, où la voix de Kahn est éléctroniquement modifiée pour donner un aspect plus sombre à la chose. Le refrain, comme dans Blücher, est doublé d'une voix féminine et le riff de guitare sur lequel il est placé est particulièrement travaillé. Le solo l'est lui aussi, d'une durée moyenne, l'orchestre et le choeur ponctuant le tout d'une façon très homogène. On termine la chanson en "fade out" sur le premier riff de guitare.

Silence Of The Darkness : Cette fois-ci, c'est la guitare qui débute sur des notes aigues, comme un appel. La batterie et une guitare rythmique la rejoignent sur un rythme rapide, qui sera aussi utilisé lors du refrain. Le couplet, moins agité, donne l'aspect d'un questionnement dont le personnage décrit ne semble pas arriver à la conclusion qu'il souhaite et de ce fait, tourne en rond. Ceci à cause de la voix qui monte et descend sans cesse sur des notes en crescendo/decrescendo, ainsi que les notes de guitare qui elles aussi montent et descendent avec utilisation du palm mute ou non. Du côté orchestral, ce sont les cordes qui transcendent en pizzicato lors des couplets et en tremolo sur le refrain. On termine après un refrain sur des notes encore une fois laissées en suspend.

Anthem : Quelques notes de piano en entrée, puis accompagnées de l'orchestre sur le thème du refrain. Lors de toute la chanson, la voix est traitée électroniquement afin qu'on la perçoive de façon distante, comme enregistrée sur un phonographe. Le point important dans cette chanson, très belle, est la place qu'occupe l'orchestre. Présent depuis le début avec les cordes, les cuivres prennent place ainsi que le choeur sur le passage "Another page is turned". Les notes de piano en introduction sont reprises à la fin, et on termine par un accord parfait aux cordes.

Eden Echo : Cordes en crescendo, arrivée sur le piano, puis la guitare suit. Introduction si rapide qu'il y a à peine le temps de le dire. Puis, très vite, le couplet, qui enchaîne passages de guitare aux passages orchestraux, pour enfin arriver au refrain, très marquant. Environ une minute pour y arriver. Ensuite, second couplet, et refrain. Et c'est au passage qui suit que vient l'intérêt. Le piano reprend ses droits, très vite suivi par la voix et le choeur, et un solo court mais plaisant. Refrain, et on termine sur piano, choeur et guitare en fade out.

The Pendulous Fall (Bonus Track) : Je sais qu'il s'agit d'une piste bonus et qu'il n'y a pas tout le monde qui l'a, mais je ne peux m'empêcher de la citer elle aussi, parce qu'elle en vaut le coup. On commence par le thème joué au piano, accompagné par des percussions probablement électroniques (elles forment un écho). Lors de la répétiton du thème, la guitare vient s'ajouter, ainsi que le choeur. On en vient au couplet, presque murmuré au début, montant en puissance vers le refrain, qui est le point culminant de cette montée. Dès qu'on quitte le refrain, toute cette progression disparaît. Dans toutes les parties de la chanson, le thème, réduit en sa descente, apparaît d'abord au piano dans les couplets puis à la voix dans le refrain. Il est repris en entier deux fois après le deuxième refrain. On en arrive alors au solo puis au dernier refrain, doublé lui aussi.


En Conclusion :

Je vais comparer en partie cet album au précédent, The Black Halo, qui a fait fureur parmi les fans.
Pour commencer, l'usage de l'orchestre est bien étudié, même s'il n'est pas transcendant. D'autre part, cet usage ne modifie en rien les bases que le groupe nous a posées précédemment. On retrouve le côté sombre tiré de Faust, et même des sujets d'autres oeuvres que celle de Goethe.
La principale différence de cet album à The Black Halo, c'est son homogénéité. The Black Halo propose des pistes très caractéristiques, suivant les bases mais dont l'image qui en ressort est bien singulière. Dans Ghost Opera, le groupe a choisi l'option de refléter l'aspect terrifiant sous tous ses aspects. Ce qui donne un charme assez particulier, sans toutefois ruiner toute la musicalité, grâce à l'ajout de l'orchestre. Cependant, je pense que cela manque un peu de voix féminine au premier plan pour embellir le tout.

Ouverture

Hey there !

Pour ceux qui lisent ce premier post, petite communication du mode d'utilisation de ce blog. Comme son nom l'indique, il est basé sur l'art (merci Tiger Obvious) et donc j'essaierai de ne parler que de ça (même si ma définition de l'art est très large, et qu'il me sera bien plus facile de parler de musique). Donc le principe est le partage de culture artistique en évitant de juger de manière trop subjective (désolé pour l'intrus et son blog : il se reconnaîtra) et (mais cela peut ne s'appliquer qu'à moi) de produire une analyse musicale un peu plus profonde que rythme lent/rapide, cette chanson est ma préférée, etc... Et puis je laisse l'édition des posts en freeware, donc si vous voulez publiez des messages faites moi signe.

Voilà.